Euveka lance le robot mannequin évolutif

Euveka lance le robot mannequin évolutif de la taille 36 à 48

L’idée a germé dans son atelier de couture : devant son vieux mannequin en toile et bois, Audrey-Laure Bergenthal s’est mise à rêver d’un mannequin évolutif et connecté, qui prendrait la taille et les mensurations qu’on lui dicterait. Il s’est passé six ans avant que ce concept ne devienne réalité. Depuis février, l’EVK Body-Xtent est en vente à 150.000 euros. Son tour de hanche ou de poitrine, sa longueur de buste, sa largeur d’épaule, sa profondeur de bonnet… tout varie à la demande de la taille 36 à 48.

C’est une révolution qui va accélérer et fiabiliser le prototypage, dernière étape cruciale avant le lancement de la production textile. Il se compose d’un buste, de demi-jambes et de demi-bras, «  ce qui permet de couvrir 70 % d’une collection », assure Audrey-Laure Bergenthal, fondatrice d’ Euveka qui s’apprête à lever 2 millions d’euros.A l’origine juriste spécialiste de la propriété intellectuelle, elle s’est reconvertie dans le stylisme pour intégrer la haute couture, avant de monter son atelier de confection sur mesure.

Développé près de Valence, ce robot s’adresse évidemment à l’habillement, du luxe au prêt-à-porter. Des modèles perfectionnés de l’EVK Body-Xtent comportent même des capteurs de température, de choc ou de frottement pour des vêtements à visée thérapeutique ou sécuritaire. Les dix premiers clients d’Euveka sont issus de la mode, du sport et de la santé, mais l’armée ou le cinéma se montrent aussi intéressés.

 L’entrepreneuse est en train d’intégrer un logiciel d’extraction de mesures sur photo pour la vente à distante. «  La souplesse de ce robot permet de personnaliser une collection avec une grande réactivité à moindre coût, ou de relancer une série ajustée à une taille ou une morphologie », illustre-t-elle.